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HydPoll – Bureau d'études de sols & eaux Île-de-France Normandie Hauts-de-France Centre-Val de Loire Grand Paris

Chauffer et rafraîchir un bâtiment grâce à l’énergie du sous-sol est tout à fait envisageable en Seine-Maritime. Le département dispose d’atouts géologiques réels, à commencer par l’épaisse série crayeuse du Pays de Caux et la nappe de la craie qui l’accompagne. Mais un projet de géothermie de surface ne s’improvise pas : la réussite de l’installation dépend d’abord d’une étude de faisabilité sérieuse, qui vérifie le contexte géologique et hydrogéologique du terrain, identifie les contraintes locales et oriente vers la solution technique adaptée. Voici ce qu’il faut savoir avant de lancer votre projet géothermique à Rouen, au Havre, à Dieppe ou ailleurs dans le 76.

Pourquoi la Seine-Maritime se prête à la géothermie de surface

Le sous-sol de la Seine-Maritime est dominé par la craie du Crétacé supérieur, recouverte sur les plateaux du Pays de Caux par des formations superficielles (argiles à silex, limons des plateaux). Cette craie est le siège d’un aquifère majeur, la nappe de la craie, qui constitue la principale ressource en eau du département. Dans la vallée de la Seine, des alluvions saturées surmontent la craie et offrent localement des conditions favorables aux échanges thermiques.

Pour la géothermie dite « de surface » (celle des maisons individuelles, des bâtiments tertiaires ou des petits collectifs), ce contexte est globalement porteur : la craie saturée présente une bonne conductivité thermique et la présence d’une nappe circulante améliore les échanges de chaleur. Le potentiel réel reste toutefois variable d’une parcelle à l’autre, selon l’épaisseur des recouvrements, la profondeur de la nappe et la fracturation de la craie : c’est précisément ce que l’étude de faisabilité doit préciser.

Sondes verticales ou géothermie sur nappe : deux familles de solutions

Les sondes géothermiques verticales (SGV)

Des forages équipés de sondes en boucle fermée, dans lesquels circule un fluide caloporteur, échangent de la chaleur avec le terrain. Cette solution ne prélève pas d’eau : elle fonctionne même en l’absence de nappe productive et s’adapte à la plupart des parcelles, sous réserve d’un dimensionnement correct du champ de sondes (nombre, profondeur, espacement) en fonction des besoins du bâtiment et de la conductivité thermique des terrains.

La géothermie sur nappe (boucle ouverte)

Un forage de prélèvement puise l’eau de la nappe, une pompe à chaleur en extrait les calories, puis l’eau est restituée à l’aquifère par un forage de réinjection : c’est le principe du doublet. En Seine-Maritime, la nappe de la craie ou les alluvions de la Seine peuvent s’y prêter lorsque le débit exploitable est suffisant. Cette option exige une connaissance fine de l’aquifère (profondeur, productivité, qualité de l’eau) et des essais de pompage pour valider les débits.

Points de vigilance propres au département

Trois spécificités locales méritent une attention particulière avant tout forage géothermique dans le 76 :

Les marnières et cavités souterraines. Le Pays de Caux est historiquement marqué par les marnières, anciennes exploitations souterraines de craie, ainsi que par des phénomènes de dissolution (bétoires). La présence possible de vides souterrains doit être examinée en amont, car elle conditionne la sécurité des forages et parfois la faisabilité même du projet.

La protection de la nappe de la craie. Ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable, la nappe est vulnérable aux transferts rapides par la fracturation et les bétoires. Les forages doivent être réalisés dans les règles de l’art (cimentation, isolation des horizons aquifères) et les périmètres de protection de captage vérifiés systématiquement.

Le passé industriel de la vallée de la Seine. Sur d’anciens sites d’activité, un projet géothermique peut croiser une problématique de sols ou d’eaux souterraines dégradés. Un diagnostic de pollution des sols en Seine-Maritime peut alors être nécessaire avant de forer, afin de ne pas mettre en communication des horizons contaminés avec l’aquifère. HydPoll intervient sur ces missions selon la norme NF X31-620, avec des analyses confiées à des laboratoires accrédités COFRAC.

L’étude de faisabilité géothermique : comment ça se passe ?

L’étude de faisabilité menée par un bureau d’études en hydrogéologie comprend généralement les étapes suivantes :

D’abord, une analyse du contexte géologique et hydrogéologique du site à partir des données disponibles (cartes géologiques, forages recensés en Banque du Sous-Sol, suivis piézométriques) : nature et épaisseur des terrains, profondeur et comportement de la nappe. Ensuite, l’examen des contraintes réglementaires et environnementales : cavités recensées, périmètres de captage, zonages spécifiques. Sur cette base, le bureau d’études compare les solutions (sondes verticales ou doublet sur nappe), pré-dimensionne l’installation au regard des besoins thermiques du bâtiment et définit le programme de travaux. Pour les projets d’une certaine ampleur, un test de réponse thermique (TRT) ou des essais de pompage peuvent affiner le dimensionnement.

Quelle réglementation pour un forage géothermique ?

La géothermie de surface est encadrée par le Code minier. La plupart des petites installations relèvent du régime de la « géothermie de minime importance » (GMI), qui impose une télédéclaration préalable et le recours à des entreprises de forage qualifiées ; certaines zones sont par ailleurs classées en potentiel limité ou soumises à avis d’expert, notamment en présence de risques liés aux cavités. Les projets plus importants ou hors critères GMI relèvent de procédures d’autorisation spécifiques. Ces règles évoluant régulièrement, une vérification au cas par cas s’impose au démarrage de l’étude : c’est l’un des livrables de la faisabilité.

Questions fréquentes

La géothermie fonctionne-t-elle bien dans la craie ?

Oui, la craie saturée en eau offre de bonnes conditions d’échange thermique, et la nappe de la craie améliore encore les performances lorsqu’elle circule. Le rendement réel dépend toutefois de la situation locale, d’où l’intérêt d’une étude de faisabilité propre au site.

Faut-il craindre les marnières avant de forer ?

C’est un point de vigilance sérieux sur les plateaux du Pays de Caux. La consultation des inventaires de cavités et, si nécessaire, des investigations complémentaires permettent d’écarter ou de traiter ce risque avant les forages.

Quelles démarches administratives prévoir ?

Pour une installation de minime importance, une télédéclaration préalable est requise, avec des exigences de qualification des foreurs. Selon la zone et la nature du projet, des procédures complémentaires peuvent s’appliquer : l’étude de faisabilité fait le point sur votre situation.

Combien coûte une étude de faisabilité géothermique ?

Le coût dépend de la taille du projet, du contexte du site et des investigations nécessaires : il est établi sur devis selon la surface et l’usage du bâtiment. Vous pouvez demander un devis gratuit en décrivant votre projet.

HydPoll, votre bureau d’études géothermie près de Rouen

Implantée en région rouennaise, notre agence de Rouen connaît finement le contexte géologique et hydrogéologique de la Seine-Maritime : craie du Pays de Caux, alluvions de la vallée de la Seine, comportement de la nappe. Nos hydrogéologues étudient la faisabilité de votre projet géothermique, dimensionnent la solution adaptée et vous accompagnent dans les démarches, pour les particuliers comme pour les promoteurs, collectivités et industriels.

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HydPoll04/08/20266 min

Géothermie en Seine-Maritime : potentiel de la craie, sondes verticales ou doublet sur nappe, points de vigilance locaux et étapes de l'étude de faisabilité.

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