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HYDPOLL, bureau d'études spécialisé en zones humides, réalise les études de délimitation, de caractérisation et de fonctionnalité des zones humides conformément à l'arrêté du 24 juin 2008 modifié. Notre expertise couvre la pédologie, la botanique et l'hydrologie nécessaires à la définition réglementaire des zones humides et à la constitution des dossiers Loi sur l'Eau.
Nos écologues et pédologues interviennent sur l'ensemble du territoire pour les projets d'aménagement impactant potentiellement des zones humides. Chaque étude intègre les critères de sol et de végétation définis par la réglementation, les fonctionnalités hydrologiques et écologiques des milieux, ainsi que les enjeux de compensation.
Selon l'article L.211-1 du Code de l'Environnement, les zones humides sont des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire, ou dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ». La délimitation repose sur deux critères alternatifs.
Présence de sols hydromorphes caractérisés par des traits rédoxiques (taches de rouille et de décoloration) dans les 50 premiers centimètres, ou des traits réductiques (horizon gris-bleu homogène) témoignant d'un engorgement prolongé. Classification selon les classes GEPPA (IVb, IVc, IVd, Va, Vb, Vc, Vd, VIc, VId, H).
Dominance d'espèces hygrophiles dans les strates de végétation. Identification selon la liste des espèces indicatrices (annexe II de l'arrêté du 24 juin 2008 modifié). Calcul du pourcentage de recouvrement des espèces hygrophiles : zone humide si recouvrement > 50% dans une strate.
| Texte | Portée | Obligations |
|---|---|---|
| Loi sur l'Eau (L.214-1 à 6) | Rubrique IOTA 3.3.1.0 | Déclaration (> 0,1 ha) ou autorisation (> 1 ha) pour assèchement, drainage, remblaiement de zones humides |
| Arrêté 24 juin 2008 modifié | Délimitation réglementaire | Critères de sol (GEPPA) et de végétation (espèces hygrophiles) pour la caractérisation des zones humides |
| SDAGE & SAGE | Planification territoriale | Objectifs de préservation, inventaires zones humides, compatibilité des projets avec les objectifs du SAGE |
| Doctrine ERC | Séquence Éviter-Réduire-Compenser | Compensation fonctionnelle minimale de 100% à 200% de la surface impactée selon les SDAGE |
| Loi Climat & Résilience (2021) | Artificialisation des sols | Objectif ZAN (Zéro Artificialisation Nette), renforcement de la protection des zones humides |
Les zones humides rendent des services écosystémiques majeurs qu'il est essentiel de caractériser pour évaluer l'impact d'un projet et dimensionner les mesures compensatoires. HYDPOLL évalue ces fonctionnalités selon la méthode nationale d'évaluation.
Régulation des crues (écrêtement, stockage temporaire), soutien d'étiage (restitution en période sèche), recharge des nappes phréatiques, ralentissement du ruissellement, épuration naturelle des eaux (dénitrification, piégeage des matières en suspension).
Habitat pour la faune et la flore (amphibiens, odonates, oiseaux d'eau), corridor biologique, zone de reproduction et de nourrissage, maintien de la biodiversité. Les zones humides abritent 25% de la biodiversité terrestre française.
Stockage de carbone dans les sols tourbeux, cycle de l'azote (dénitrification), rétention du phosphore, séquestration des métaux lourds. Les zones humides constituent un puits de carbone majeur pour la lutte contre le changement climatique.
Lorsqu'un projet entraîne la destruction ou l'altération de zones humides, la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) s'applique. HYDPOLL accompagne les maîtres d'ouvrage dans la conception et le suivi des mesures compensatoires.
Équivalence fonctionnelle : la compensation doit restaurer des fonctionnalités équivalentes à celles détruites. Ratio de compensation : 100% à 200% de la surface impactée selon les SDAGE (150% en moyenne). Proximité géographique : dans le même bassin versant. Additionnalité : gain écologique réel par rapport à l'état existant.
Restauration de zones humides dégradées (suppression de drainage, remise en eau). Création de nouvelles zones humides (terrassement, renaturation). Gestion conservatoire de zones existantes menacées. Chaque mesure fait l'objet d'un suivi écologique sur 10 à 30 ans minimum.
Consultation des inventaires existants (pré-localisation SDAGE/SAGE, DREAL, Ramsar), analyse des cartes pédologiques et géologiques, photo-interprétation aérienne, analyse topographique (zones dépressionnaires). Définition du protocole d'investigation.
Réalisation de sondages à la tarière (profondeur 1,20 m minimum), description des profils de sol selon le référentiel pédologique, identification des traits d'hydromorphie (rédoxiques, réductiques). Classification GEPPA de chaque sondage. Maillage adapté à la surface d'étude.
Relevés phytosociologiques sur placettes représentatives, identification des espèces végétales selon la nomenclature TAXREF. Calcul du recouvrement par strate (arborée, arbustive, herbacée), détermination du caractère hygrophile selon la liste annexe II. Période optimale : avril à septembre.
Croisement des résultats pédologiques et floristiques pour délimiter les zones humides au sens réglementaire. Cartographie SIG précise (1/2500e minimum), calcul des surfaces impactées par le projet, superposition avec les emprises d'aménagement.
Caractérisation des fonctions hydrologiques, écologiques et biogéochimiques de la zone humide selon la méthode nationale. Évaluation de la valeur patrimoniale (espèces protégées, habitats d'intérêt communautaire), enjeux de conservation.
Rédaction du volet zones humides du DLE (rubrique IOTA 3.3.1.0), proposition de mesures ERC, dimensionnement et localisation des sites de compensation, élaboration du plan de suivi écologique sur 10-30 ans.
Prairies alluviales inondables, prairies à joncs, prairies tourbeuses. Habitats d'intérêt communautaire (6410, 6510) abritant une flore et une faune remarquables (papillons, amphibiens).
Forêts alluviales (aulnaies, saulaies, frênaies), boisements marécageux. Habitats prioritaires Natura 2000 (91E0*) avec un rôle majeur dans la connectivité écologique.
Roselières à Phragmites, typhaies, mégaphorbiaies eutrophes. Zones de reproduction pour l'avifaune paludicole, rôle d'épuration naturelle des eaux.
Tourbières acides à sphaignes, tourbières alcalines. Habitats patrimoniaux exceptionnels, puits de carbone majeurs. Milieux extrêmement sensibles et difficiles à compenser.
Mares temporaires et permanentes, zones d'expansion des crues. Habitats de reproduction essentiels pour les amphibiens et les odonates (libellules).
Marais littoraux, prés salés, vasières, mangroves. Écosystèmes productifs sous double protection (Loi sur l'Eau + Loi Littoral), rôle de nurserie pour les poissons.
Résultats des sondages pédologiques, inventaires floristiques, cartographie de délimitation, surfaces zone humide avérée.
Cartes de délimitation au 1/2500e, couche SIG (shapefile), superposition emprises projet, cartes des habitats et de la végétation.
Caractérisation des fonctions hydrologiques et écologiques, valeur patrimoniale, enjeux de conservation, hiérarchisation des sensibilités.
Volet zones humides du DLE (rubrique 3.3.1.0), mesures ERC, plan de compensation, programme de suivi écologique pluriannuel.
L'étude est obligatoire pour tout projet soumis à la Loi sur l'Eau susceptible d'impacter des zones humides (rubrique IOTA 3.3.1.0 : assèchement, drainage, remblaiement > 0,1 ha). Elle est aussi requise dans le cadre des études d'impact (projets soumis à évaluation environnementale) et pour la compatibilité avec les objectifs du SAGE.
Deux critères alternatifs (un seul suffit) : le critère pédologique (présence de traits d'hydromorphie dans les 50 premiers cm du sol, classes GEPPA) et le critère floristique (dominance d'espèces hygrophiles). Depuis l'arrêt du Conseil d'État de 2017, confirmé par la loi du 24 juillet 2019, les critères sont bien alternatifs et non cumulatifs.
Le ratio varie selon les SDAGE : généralement 150% à 200% de la surface impactée. En Seine-Normandie, le ratio minimum est de 150%. En Loire-Bretagne, il peut atteindre 200%. La compensation doit être fonctionnelle (restauration de fonctions équivalentes) et réalisée dans le même bassin versant.
Les sondages pédologiques peuvent être réalisés toute l'année (critère permanent dans le sol). Les inventaires floristiques doivent être réalisés en période de végétation (avril à septembre, idéalement mai-juin pour la flore herbacée). En cas de contrainte de planning, le critère pédologique seul suffit pour caractériser une zone humide.
Le coût varie selon la surface : de 2 000 à 5 000 € pour une petite parcelle (< 1 ha) à 10 000-30 000 € pour un projet d'aménagement étendu. L'évaluation fonctionnelle et le plan de compensation ajoutent 5 000 à 15 000 €. HYDPOLL établit un devis personnalisé après analyse du contexte de votre projet.
La construction sur zone humide n'est pas interdite en soi, mais elle est fortement encadrée. Le projet doit respecter la séquence ERC : d'abord éviter l'impact (modification du plan masse), puis réduire (adaptation des techniques), enfin compenser (création/restauration de zones humides). Le dossier Loi sur l'Eau est obligatoire dès 0,1 ha impacté.
Nos pédologues et écologues délimitent et caractérisent les zones humides de votre site pour sécuriser votre projet d'aménagement.
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